L’histoire de l’église

du haut de ce clocher,
1000 ans d’histoire nous contemplent

Ennezat était certainement habitée depuis des temps anciens comme en témoigne encore l’aqueduc romain de la rue du Colombier, mais son histoire connue date de la décision du duc d’Aquitaine d’y installer un chapitre de chanoines en l’an 1060.

3 phases vont donner son aspect actuel à cette église :

Un chapitre à Ennezat

*Dès leur installation les chanoines vont faire ériger une collégiale de pur style roman peut être à l’emplacement d’une ancienne église ? Grâce aux subsides  du duc d’Aquitaine cette collégiale sera érigée très rapidement et sera dédiée à saint Victor et sainte Couronne, 2 martyrs syriens, c’est l’époque des croisades et la 1ère est partie de Clermont-Ferrand en 1065.

Villeneuve d’Ennezat

*Au début du XIIIe siècle l’Auvergne est rattachée à la couronne de France et une ville nouvelle va venir s’accoler à Ennezat le château. A partir de ce moment l’église qui sert aux 2 communautés se révèle trop petite. Les chanoines décident alors de l’agrandir, la mode n’est plus au roman mais au gothique, on sait travailler la pierre de Volvic  et la cathédrale de Clermont vient d’être érigée .

Un chœur gothique va remplacer le chevet initial, les travaux trainent en longueur près de 100 ans, la période est moins faste que lors de la 1ère construction, l’argent manque…… et la nef romane sera agrandie par l’ajout d’un collatéral sud.
Les chanoines avaient-ils l’intention de refaire entièrement l’église ? En tout cas ils lui ont donné un aspect certainement unique au monde.

Travaux de Mallay



*Après la révolution  l’église est fermée au culte pendant plus de 30 ans (réouverture en 1820) et c’est Prosper Mérimée qui va la sauver de l’oubli et de la démolition. Elle est inscrite sur la 1ère liste des monuments nationaux de France. Les travaux sont confiés à l’architecte Mallay qui fera abattre le collatéral sud, créer une entrée monumentale à la place, abattre le clocher porche… refaire le clocher octogonal roman et ….. de nombreuses autres  réparations.


L’église vue par Prosper Mérimée en 1836