Liste des articles

* Ephémères…. Jugement en 1800
* Hommage à Marius Seguin Journée nationale pour les victimes de la déportation
* La musique à Ennezat
* Quelques personnages Docteur Gabriel BASSIN
* Le village * Démographie d’Ennezat
* Comices agricoles également quelques photos
Pour les plus curieux, vous pouvez aller voir sur
les archives départementales
taper sur I – Photothèque en ligne
puis taper Ennezat dans la recherche
* Cartes postales (cliquez sur Déambulation dans le village)
* Des médaillés à Ennezat
* Les bureaux de bienveillance
* Les associations

* Détails “urbains”
* Les moulins, les ponts
* Recettes
* Le droit et ses Hommes
* Les pompiers

* Granges
* Fontaines-lavoirs-abreuvoirs
* Les pigeonniers

* Le presbytère
* La bibliothèque
* Les gendarmes
* Visite d’Ennezat
* Les métiers de la santé
* Les anciens métiers, commerces du XIXe siècle

* Les chemins vicinaux
* Les lieux-dits
* Les plans

* Quelques personnages : Claude REDON-Les PERSAT-Fernand FRADETAL-Jean SEGUIN-Marcel EMMERY-Jean-Ossaye MOMBUR-Lucien FAURE
* Les écoles à Ennezat

* Assainissement du marais d’Ennezat
* Partage du marais entre Riom et Ennezat
* Le cimetière

* Le couvent des Augustins
* Le champ des Juifs
– La plus importante nécropole médiévale juive d’Europe (Vidéo)
* La chapelle Saint Jacques
* Les monuments aux morts
* Ennezat, un monde agricole
* Les guerres mondiales du XXe siècle
* Les places
* Les noms de rues
* Le blason de la ville d’Ennezat
* L’histoire du village
* L’histoire de l’église
* L’église : son patrimoine (photos de l’église)
* Les croix, un symbole universel
* L’administration au village

La musique à Ennezat

La musique à Ennezat : une longue et belle histoire

La musique existe depuis la Préhistoire (chants, battements de mains, choc de pierres ou de bois), mais l’histoire de la musique « connue » ne commence réellement qu’à partir du Moyen-Âge en Europe. Les chants, sinon la musique, ont certainement accompagné la vie des gens du village depuis toujours . La fête tenait un rôle social important dans les communes rurales de Limagne, la vie était dure et la fête une nécessité. Mais à quel moment, la musique a-t-elle été “organisée”?
En 1729, est inhumé dans l’église d’Ennezat, Gilles Ollier 25 ans, maitre de musique au chapitre. Il y avait, certainement de même, un maitre de musique chez les Augustins. Il faudra cependant attendre la 2ème moitié du XIXe siècle pour que la musique à Ennezat “descende” dans les rues du village.

La fanfare des pompiers

défilé de le fanfare des pompiers
Défilé de la fanfare des pompiers

La 1ère “fanfare” connue est due à la création de la compagnie des sapeurs pompiers du village en 1861 qui comportait 1 tambour et 3 clairons. En effet, à leurs débuts les compagnies de sapeurs pompiers étaient toujours accompagnées de tambour et clairons dont le rôle au départ était de prévenir la population en cas d’incendie. Cette compagnie va perdurer jusqu’à la fin des années 1970, date de sa dissolution, elle sera de tous les défilés, de toutes les fêtes du village qu’elle partagera souvent avec la société lyrique.

Manifestation à Royat

La société lyrique d’Ennezat





de la société lyrique en 1884



à l’orchestre d’harmonie d’ Ennezat

L’abbé Marmoiton pensait-il que la société lyrique créée en 1884 allait, après avoir terminé le XIXe siècle et traversé tout le XXe siècle, avec ses hauts et ses bas, entrer “en fanfare” dans le 3ème millénaire avec un nombre toujours croissant de musiciens et connaitre une nouvelle vie avec l’orchestre d’harmonie ?

D’où venait Jean-Baptiste Marmoiton ? Il n’y a pas de famille Marmoiton à Ennezat à cette époque, il y a des Marmoiton du côté d’Yssac la Tourette, de Chatel Guyon, de Combronde ; en 1881, il est vicaire du curé en charge de la paroisse d’Ennezat, au recensement de 1886 il est déjà remplacé par le vicaire Pierre Louis Déat.

Pourquoi a t il créé cet orchestre ? était il lui même musicien ? à cette époque, et depuis plus de 20 ans, il y avait à Ennezat des trompettes et des clairons dans le corps des sapeurs pompiers. Les 2 formations vont coexister pendant près de 100 ans et quand l’orchestre des pompiers sera dissout à la fin des années 70, certains intègreront la société lyrique.

Les chefs d’orchestre qui se sont succédés depuis cette date, pour un temps plus ou moins long, ont réussi à surmonter tous les obstacles survenus au cours du temps, ils ont animé et animent toujours avec ferveur et talent de nombreuses manifestations dans le village. La performance de Monsieur Monculier est à souligner, il dirigera cette compagnie pendant près d’un demi-siècle, il recevra plusieurs distinctions, en 1920 une baguette de chef en ébène et argent remise par le maire Gabriel Bassin, en 1928 la médaille d’honneur et en 1929 il sera décoré des palmes académiques à titre musical.

Découvrez l’histoire extraordinaire de cette association en cliquant sur le lien ci-dessous :
Histoire de l’association

Des anniversaires à Ennezat

A l’occasion de la fête du cinquantenaire, les 18 et 19 août 1934, à laquelle participent les 2 formations musicales d’Ennezat, 350 musiciens présents exécutent sous la direction de Monsieur Monculier “sur le Rhin” de Bourbié.

Photo prise lors du cinquantenaire en 1934
Médaille du cinquantenaire
A l’occasion du centenaire un livret retraçant la vie et l’histoire de la Société lyrique a été édité.
Médaille du centenaire
Photo des médaillés du centenaire

1980 – Création d’une école de musique

En 1980 une école de musique est créée et en 1981 elle devient une antenne de l’école de musique de Riom et depuis lors, cette école n’a cessé de croître.

Concert place de la mairie début
du XXe siècle


Souhaitons que la musique continue de nous enchanter encore de nombreuses années et permette de nous retrouver l’espace d’un moment musical.













musique réalisée pendant le confinement par l’orchestre d’ harmonie

Ephémères….

Sort réservé aux voleurs au début du XIXe siècle

Il ne faisait pas bon être voleur au début du XIXème siècle ; voyez plutôt le sort qui lui était réservé…… s’il se faisait prendre !

5 “compères” s’étant introduit de nuit dans la maison Fontanier d’Ennezat et y ayant dérobé des objets se sont vus condamner, pour 4 d’entre eux car l’un avait réussi à s’enfuir, à 14 années de fer ; 3 étaient d’Entraigues et 2 d’Ennezat. Avant d’aller exécuter leur peine au bagne de Toulon ils ont été exposés pendant 6 heures sur la place du village, et ont dû rembourser les frais de leur condamnation soit 462 F, heureusement qu’ils étaient 4 à payer !

Texte de la condamnation des 16 et 17 brumaire an 9 (1800) :
Audience du 7 et 8 novembre 1800

3 sont morts très rapidement au bagne en 1801, 1802 et 1803. Souhaitons que le 4ème ait pu rentrer chez lui une fois sa peine terminée ; c’était alors un “grand chanceux” car les conditions réservées aux “forçats” étaient terribles comme en témoigne le jeune Schopenhauer en 1804 lors d’un voyage dans le sud de la France, il a tout juste 16 ans :

« Les galériens exécutent dans l’Arsenal toutes les corvées. Un étranger ne peut être que frappé par leur aspect. On les a répartis en trois catégories :
– Dans la première, on trouve regroupés les forçats condamnés à de courtes peines pour les crimes les moins graves : entre autres les déserteurs, les soldats qui ont refusé d’obéir aux ordres, etc… Ils portent un anneau de fer à la cheville et ils peuvent vaquer à leur guise – à l’intérieur de l’Arsenal s’entend – car l’accès à la ville [de Toulon] leur est interdit.
– Dans la deuxième catégorie se trouvent des criminels plus dangereux : ils travaillent par paires ; ils sont attachés aux pieds, deux à deux par de lourdes chaînes.
Les criminels les plus dangereux forment la troisième catégorie : ils sont rivés en permanence au banc de leur galère et astreints aux seules besognes que leur permet la position assise. Je trouve le sort réservé à ces malheureux bien plus effrayant que la peine de mort.
Je n’ai pas visité l’intérieur d’une galère. Elles me paraissent néanmoins être l’endroit du monde le plus repoussant et le plus apte à inspirer le dégoût. Ces galères ne prennent jamais la mer ; ce sont de vieux bâtiments réformés. Le camp du forçat se limite au banc auquel il est enchaîné, sa nourriture au pain et à l’eau. Je ne comprends pas comment, minés par le chagrin et sans aliments roboratifs, le poids des corvées n’a pas raison de leurs forces. En effet, pendant leurs années d’esclavage, on ne les traite pas autrement que comme des bêtes de somme. »

 Arthur SchopenhauerJournal de voyage, philosophe allemand 1788-1860

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Calendrier pour l’année

Le Comice agricole du canton d’Ennezat

Depuis plus de 100 ans, chaque année , en mars, ou plus exactement le 3ème samedi avant Pâques, a lieu la fête du Comice Agricole.
Si vous souhaitez en connaitre les origines, cliquez ci-dessous :
Comices agricoles

et en images … (cliquez ici) comice-agricole.

Et si vous êtes plus curieux, allez consulter le site des archives départementales en cliquant sur
https://phototheque.puy-de-dome.fr/prod/
taper sur Accès invité en bleu en bas sous Connexion
et vous taper la commune Ennezat dans Rechercher

Des médaillés à Ennezat

La médaille de l’ordre militaire de Saint-Louis

L’ordre royal et militaire de Saint-Louis est un ordre honorifique français créé par un édit de Louis XIV du 5 avril 1693 pour récompenser les officiers catholiques les plus valeureux ayant au moins 10 ans de présence au sein des régiments du royaume, quelle que soit leur condition de naissance.

Cette distinction militaire comportait 3 classes :
– chevalier,
– commandeur,
– grand-croix.

A Ennezat, Jean Baptiste Decombes était un ancien capitaine au régiment des lyonnais et chevalier de cet ordre, c’est ce que nous apprend le registre paroissial. Selon la liste des personnes ayant reçu cette décoration, elle lui aurait été attribuée en 1696. Pour la petite histoire … en 1814, le roi Louis XVIII recrée l’ordre de Saint-Louis avec le but avoué de le substituer à la légion d’honneur. Cette tentative ne dure pas : l’ordre de Saint-Louis n’est plus attribué par l’État depuis 1830.

La médaille de la Légion d’Honneur

Créée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte, elle récompense depuis ses origines les militaires comme les civils ayant rendu des « services éminents » à la Nation :
« Conduite civile irréprochable et méritante ou faits de guerre exceptionnels après enquête officielle».
C’est la plus haute distinction française, il existe 5 grades :
chevalier – officier – commandeur – grand officier et grand-croix.

A Ennezat au cours du XIXe siècle, plusieurs personnes ont reçu la distinction de chevalier de la légion d’honneur :
* Jean Dérus, capitaine à la retraite, qui deviendra maire d’Ennezat,
* Jean Antoine Gerzat qui assurera également les fonctions de maire à Ennezat,
* Maurice Roux
* Etienne Pradier, gendarme à la retraite,
* Maurice Persat, dès 1813.

Au XXe siècle, d’autres nazadaires recevront cette distinction : en 1916 François Secques et Jean Marie Mosnier, en 1937 Marc Marius Bréchard et à titre posthume en 1918 Fernand Fradetal et Pierre Pouzol puis en 1958 Marius Seguin.

au cours du siècle 2 médecins de la commune recevront cette distinction :

Dr Gabriel Bassin

Dr Raoul Reynaud

Environ un million de personnes ont reçu cette médaille depuis sa création.

La médaille militaire

La Médaille militaire a été créée le 22 janvier 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République, qui allait devenir empereur sous le nom de Napoléon III.

Elle est la plus haute distinction militaire française. Réservée aux soldats et sous-officiers, elle peut être concédée exceptionnellement aux généraux ayant commandé en chef pendant la guerre. Ainsi le maréchal Foch a reçu la médaille militaire, décoration qu’il portait au premier rang, devant la Légion d’Honneur.

Au total, l’hécatombe de la Première Guerre mondiale a entraîné l’attribution de 1 400 000 médailles militaires, la plupart à titre posthume. Environ 185 000 médailles militaires ont été conférées durant les hostilités.

A Ennezat, beaucoup de poilus ont été cités pour leur courage, d’autres ont été blessés. Certains ont alors reçu la médaille militaire à titre exceptionnel. Par ailleurs, tous les soldats morts pour la France étaient éligibles à cette distinction, mais beaucoup ne l’ont pas obtenue, faute d’une demande de leur famille.

Nous connaissons les noms de six d’entre eux, morts pour la France :

  • Jean-Baptiste Bardon
  • André Gouttebroze
  • Jean Legendre
  •  Pierre Pouzol
  • Jean Vannaire
  • Emmanuel Verdier

N’oublions pas les autres … ils sont nombreux sur notre monument aux morts.

La médaille de Saint-Hélène

Depuis son exil à Saint Hélène, en avril 1821,  Napoléon dicte un testament comportant trois parties. La troisième est un acte de reconnaissance à l’égard de ceux qui, de 1792 à 1815, avaient combattu « pour la gloire et l’indépendance de la France ». Dans ce but, il lègue la moitié de son patrimoine privé, qu’il estime alors à deux cents millions de francs.

Louis-Napoléon Bonaparte fera réaliser une médaille pour honorer les militaires ayant combattu sous les drapeaux de la France pendant la période de 1792 à 1815 qui sera accordée à tous les survivants. Il appela cette nouvelle décoration « Médaille de Sainte-Hélène ».

La médaille fut créée en 1857 ; elle a été dessinée et réalisée  par le sculpteur Désiré-Albert Barre.

La médaille n’a pas été décernée à titre posthume et son attribution reposait sur des critères stricts. Il fallait obligatoirement pouvoir justifier de son service durant cette période à l’aide de tout document émanant des autorités militaires.
On estime à 405 000 le nombre de soldats de la Grande Armée ayant reçu cette distinction.
La première distribution eut lieu le 15 août 1857.

A Ennezat, 11 personnes recevront cette médaille :
* Annet Mordier , Blaise Dargon, Jean Livebardon, Victor Perrin, Félix Robert, Pierre Taveron, Jean Maridet, Jean Matthieu, Gilbert Portat, Jean Tixier, Amable Vannaire . Ils auront l’honneur d’être reçus par l’Empereur Napoléon III à Vichy en mai 1858.

  • à cette liste il faut rajouter Maurice Persat, également récipiendaire de la médaille de Saint Hélène, décoré de la légion d’honneur et des 2 ordres grecs du Sauveur et des Philhellènes.

à noter que pendant la période du Directoire (1795-1799), 75 jeunes du village ont participé aux guerres napoléoniennes.

Les bureaux de bienfaisance

Sous l’ancien régime, la protection sociale est confiée à la charité et à la solidarité familiale. Avoir beaucoup d’enfants est la meilleure garantie pour ses vieux jours.

La fraternité entre tous les citoyens devient une obligation avec la Révolution et les municipalités doivent prévoir l’aide aux indigents, orphelins et malades.

Selon l’article 21 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 :
“les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler”. 

Les bureaux de bienfaisance sont créés par la loi du 7 frimaire an V (27 novembre 1796), à Ennezat la maison de charité ou encore dénommée « hospice de charité » apparait sur le registre du conseil municipal dès le 5 ventose an V (23 février 1797).

Les comptes des bureaux sont passés au peigne fin

Ils sont destinés à secourir à domicile et en nature les personnes que les circonstances ont placées dans un état de pauvreté, d’infirmité ou d’abandon. Ils sont gérés par une commission administrative formée de délégués de l’administration, nommés par le préfet, et de membres élus par les conseils municipaux.
5 ventose an 5 : nomination de 3 administrateurs pour l’hospice de charité de la commune d’Ennezat, JB Gerzat, Etienne Terme et Victor Cathonnet.

Ces bureaux sont aussi alimentés par des legs


25 nivose an 6 :les mêmes commissaires sont reconduits pour gérer les revenus de l’hospice civil de la commune : J.B. Gerzat, Etienne Terme et Victor Cathonnet.


Distribution de secours à 30 indigents

Au fil du siècle le Pôle santé s’organise :
la mortalité infantile est alors très importante et d’autant plus les enfants placés en nourrice, d’où la loi du 23 décembre 1874, dite loi Roussel, relative à la protection des enfants de premier âge.

5 enfants en nourrice en 1883 à Ennezat

C’est la loi du 15 juillet 1893 votée sous la 3ème République qui crée l’Assistance médicale gratuite (AMG), permettant aux malades les plus pauvres (malades, vieillards et infirmes privés de ressources) de bénéficier d’un accès gratuit aux soins de santé.
En 1897, à Ennezat 26 personnes ont bénéficié de cette AMG et en 1920, ils sont 39 personnes à en bénéficier.

La loi de 1893 sera suivie par celle du 17/06 et du 30/07/1913 relative aux femmes en couches.


Au cours du XXe siècle, les fonctions des bureaux de bienfaisance évoluent, celui d’Ennezat est toujours actif, de nombreux tickets de pain à prix réduits sont distribués dans les années 1920/ 21 puis dans les années 1927-1928- et 1929.

Le règlement de 1920 ouvre la voie à de nouvelles formes de secours. Des services externes tels que : consultations de nourrissons, crèches, dispensaires, maisons hospitalières, infirmières-visiteuses, fourneaux alimentaires, ateliers d’assistance par le travail sont créés.

En 1953, les bureaux d’assistance vont fusionner avec les bureaux de bienfaisance et les CCAS vont voir le jour. Entre temps les allocations familiales ont été généralisées en 1938 et la sécurité sociale a été créée en 1945.

Les associations



Les associations sportives et culturelles

La Révolution a supprimé toutes les communautés, confréries et congrégations qui étaient innombrables. Pendant tout le XIXe siècle, toutes les associations populaires restent interdites et sont sévèrement réprimées, mais à la fin du siècle, le régime répressif en vigueur est devenu inadapté. C’est alors qu’est votée la loi du 1er juillet 1901 sur les associations.

Dans le village, dès 1883, un gymnase est installé dans le quartier de la fontaine, appelé “salle du cercle” et depuis les associations n’ont cessé d’être créées. Aujourd’hui, le village est riche en associations sportives et culturelles. Pour s’en rendre compte, il suffit de feuilleter la revue “le petit nazadaire” éditée une fois l’an, en juillet, par la municipalité. Cette revue présente la ou les activités de chaque association ainsi que le lieu, la fréquence, le coût, les personnes à contacter….

Le petit nazadaire 2020

Par ailleurs, la municipalité organise chaque année, en septembre le forum des associations où il est possible de discuter, obtenir des renseignements et s’inscrire à une ou des activités…..

Il est difficile de présenter chaque association ne connaissant pas l’historique de chacune. Aussi nous proposons à celles qui souhaitent faire connaitre leur histoire de nous adresser quelques lignes que nous ferons paraître sur le site.

Les sites sur lesquels évoluent les associations sont prêtés gracieusement par la municipalité.

Les activités extérieures

  • Les activités extérieures se passent sur les différents terrains de sport :
    – terrain de foot Paul Mosnier
    – terrain de rugby
    – terrain de tennis
    – terrain de basket
    – terrain de pétanque

Les activités intérieures

  • Les activités intérieures se passent pour l’essentiel à la maison des Associations rue de la fontaine, au petit clocher, à l’espace culturel, à la salle des sports.

Détails “urbains”

les plus anciens

Quelques détails peuvent nous interpeller au cours de nos promenades dans le village, par exemple rue du four vous verrez un coin de façade comportant une gargouille et une sculpture de femme datée de 1771. c’était une ancienne ferme !!

façade sur laquelle sont situés ces 2 éléments,
gargouille rue du four
sculpture de femme datée de 1771 rue du four
mais qui est représenté sur ce médaillon ?

Quelques blasons rappellent que des personnalités ont habité le village

Les signes religieux sont encore présents dans le village

et des dates qui témoignent du passé ancien du village

entrée d’ancienne ferme

et plus contemporains…. du siècle dernier

Jean Baptiste LANORE




il n’était pas seulement le forgeron du village,
c’était aussi un artiste…

comme en attestent ses réalisations

les portails, petits ou grands, étaient toujours agrémentés de feuilles ou de fleurs, il avait une préférence pour les roses
et aussi pour les roues de chars, normal compte tenu de sa profession !! qu’il a exercé pendant toute sa vie.

Les pompiers

Jusqu’au XVIIIe siècle, les moyens de lutte contre les incendies sont très rudimentaires.

En 1716, naît le corps des « Gardes Pompes » service public permanent et gratuit. Une ordonnance royale de 1733 étend à tout le Royaume la « gratuité des secours ».

Mais, furieux de l’inefficacité des secours, le 18 septembre 1811, Napoléon dissout le corps des gardes-pompes de la ville de Paris qui  est remplacé par un bataillon de sapeurs-pompiers,
(l’appellation sapeur vient du moyen âge, en l’absence de réseau de distribution d’eau, les ancêtres des pompiers n’avaient d’autre choix que de «saper» les bâtiments voisins, c’est-à-dire les abattre par la base afin d’isoler l’incendie). Leur organisation est calquée sur le modèle militaire pour être efficace, mais ils ne portent pas d’armes.

Dans le village, il faut attendre la 2ème moitié du XIXe siècle pour assister à la naissance de la compagnie de sapeurs-pompiers.

C’est en mai 1861 qu’une cie de sapeurs pompiers est constituée, elle est composée de 27 membres :

1 lieutenant commandant
1 chirurgien,
1 sergent major,
2 sergents,
4 caporaux,
1 tambour et 3 clairons,

17 pompiers

Le matériel de cette compagnie est d’abord installé place de la Halle au blé. Une pompe à incendie est achetée dès cette année-là pour la somme de 760 francs.
En 1894, la Halle va laisser son emplacement pour construire un bâtiment ayant 3 fonctions, mairie, justice de paix et école de garçons ; aussi l’abri de la pompe communale doit déménager, il est reconstruit place de la porte neuve. En 1901, le conseil municipal demande que la halle soit utilisée pour loger la pompe à incendie “qui souffre d’humidité dans le local actuel”, ce qui sera effectif en février 1902, des tuyaux neufs seront aussitôt achetés.
Au début du XXe siècle, les pompiers d’Ennezat auront à faire face à 2 incendies dans le village :
– le 21 février 1903 une grange et une écurie brûlent en plein centre bourg ;
– le 8 octobre de la même année, à la sortie est du village un important incendie est déclaré, il faudra une semaine aux pompiers du village et à ceux venus leur prêter main forte pour l’éteindre ; on déplore 16 victimes.

Dès 1904 une 2ème pompe à incendie est achetée ainsi qu’un chariot avant-train pouvant porter 6 à 8 hommes, nul doute que les 2 incendies de l’année précédente ont été décisifs pour cette dépense.
En 1950, on investit dans du matériel d’incendie pour 200 000 F installé alors dans le local incendie situé au bout de la rue de la gendarmerie.











19/11/1967 le conseil municipal décide l’achat d’une moto pompe à incendie pour 15 000 F, le local utilisé par les pompiers est alors situé place Etienne Clémentel ; ce local sera démoli en 2018

en 2003 les pompiers intègrent leur nouvelle caserne

Recettes



Nos mères et grand-mères nous ont enseigné des recettes, faisons les partager…

Recette du rougail saucisses plat de la Réunion ROUGAIL SAUCISSES

La recette des croustilles transmise par D. Mosnier, il faut :

  • 4 oeufs
  • 4 grosses cuillères de sucre (environ 50 g)
  • 1 pot de crème épaisse (40 cl)
  • 400 g de farine environ
  • 1 pincée de sel

Battre les oeufs entiers avec le sucre et la pincée de sel.
Ajouter la crème puis mettre la farine de manière à avoir une pâte qui peut s’étendre.
Faire une abaisse de pâte d’environ 1/2 cm d’épaisseur.
Prendre un verre comme emporte pièce puis un dè au centre afin d’obtenir une couronne.
Mettre moitié d’eau dans un faitout, la faire bouillir.
Jeter les croustilles dans l’eau et les retirer lorsqu’elles remontent à la surface.
Les déposer sur un torchon afin de les faire sécher.
Puis les enfourner dans un four chaud.
Attendre qu’elles refroidissent et vous pouvez passer à la dégustation
et hum c’est bon !!!

La flognarde nous vient du Cantal par J. Lancelot, il faut :

  • 5 oeufs entiers
  • 100 g de sucre
  • 120 g de farine
  • 25 cl de lait

On mélange tous les ingrédients et on met au four à 180° pendant 30 à 35 mn.
Comment être sûr que le gâteau est cuit ?
Enfoncez une lame de couteau en son milieu, on n’a toujours pas trouvé meilleur test.

Le pounti, il faut :

1 – 150g de jambon d’auvergne, 150 g de lard, le vert de 5 feuilles de cardes, vous mixez le tout avec un oignon et du persil.
2 – battez 5 oeufs avec 20 cl de lait et 20 cl de crème fraiche, rajoutez 250 g de farine.
3 – mélangez 1 et 2
4 – beurrez un plat qui va au four, tapissez le fond du plat avec des pruneaux puis versez la préparation 3 dessus
5 – enfournez à 180° pendant 30 mn
préparez une salade verte et votre repas d’un soir est prêt.

Même pour un mariage aujourd’hui,
on ne pourrait plus manger tout ça !!